Poupées de Cire

Auteur(s) :

Greg Quesne

Collection

Éclats de Lune

Genre

Policier Historique
Série en 6 épisodes numériques
Public : 16+
Date de sortie : 15 septembre 2017 à raison d’un épisode tous les deux mois
Prix : 0.99€
Support : E-Book

 

Synopsis

 

Paris, 8 octobre 1899

Au milieu de la nuit, le corps d’une jeune femme est retrouvé allongé sur un canapé au milieu des Grands Magasins, près du Louvre. Cela pourrait être la routine, et pourtant, la scène de crime dénote. Ce cadavre n’est pas comme les autres… C’est le corps d’une femme savamment métamorphosé en une poupée de cire. Hélas, ce n’est pas la première victime à avoir été découverte dans une macabre mise en scène de ce genre.

Justin, Marcelin, Tommaso et Jean constituent la brigade chargée de cette affaire. Ils traquent le moindre indice… en vain.

Émilien, jeune diplômé de l’École de police de Rouen, est un homme fluet et timide qui monte à la capitale pour tenter sa chance. En quête de son premier poste, il espère ne pas aboutir au fond d’un placard à faire de la paperasserie. Mais une rencontre aussi violente qu’incongrue pourrait bien bouleverser sa vie et sa carrière.

Accompagnez ces hommes de l’ombre dans la création de la première unité de police judiciaire française, soyez les témoins de la naissance de la police scientifique qui évoluera avec son temps vers celle que nous connaissons tous aujourd’hui.

Dans un univers imaginaire, solidement documenté, suivez l’enquête en compagnie de ces héros inconnus, et plongez-vous au cœur de la vie parisienne à l’aube d’un siècle nouveau.

 

 

Biographie

 

Fils de la génération 80, Greg Quesne est tombé dans la marmite des Arts dès son plus jeune âge. Immergé tant dans la musique, que dans les arts graphiques et, plus tard, visuels, c’est pourtant dans l’écriture qu’il se sent le mieux. D’abord parolier, puis poète maladroit et romancier en herbe, il puise dans sa vie personnelle les idées qui feront ses premiers textes. Après plusieurs années passées à aguerrir sa plume en solitaire, il se tourne vers le monde extérieur et trouve une nouvelle source d’inspiration : l’homme et ses interactions avec autrui.

Son univers n’a aucune limite si ce n’est sa propre imagination. Refusant toute étiquette le cloisonnant dans un genre déterminé, il trempe sa plume dans bien des encriers (du thriller à la romance, de la littérature contemporaine au conte onirique). Son plus grand plaisir est de surprendre son lecteur et de jouer avec ses émotions, souvent au prix d’une intrigue complexe.

Adresse mail : greg.quesne@gmail.com

Extrait (épisode 3) :

 

« Soudain, Juliana eut la pire des surprises à laquelle elle pouvait s’attendre : l’homme en costume bordeaux se tenait là, en haut des marches de l’estrade. Mais quand allait-il les laisser tranquilles ? Il était temps pour elle de passer à l’offensive.
Le public fit une ovation au bonhomme qui venait de finir son tour de chant. Il salua et envoya des baisers pleins d’entrain à son auditoire, puis disparut. Le son d’un violon entama un nouvel air. La mélodie était rapide et très dansante. Cette musique débarquait à peine, et les Parisiens en étaient encore au stade de la découverte. C’était une gigue en droite provenance d’Irlande. Une poignée de voyageurs provenant des Îles Britanniques se réjouirent de cette intention et ne boudèrent pas à dévoiler les secrets de leurs pas. Juliana vit là une occasion en or d’affronter son harceleur.
– Dis, ma belle, je ne connais pas cette danse et je suis très impatiente de l’essayer. Est-ce que cela te dérange si je m’éclipse quelques instants ? Je sais… j’ai du mal à rester en place. Par contre, si tu n’as pas envie de m’accompagner, tu peux rester là. Promis, je ne serai pas longue, pria-t-elle Flora sur un ton mielleux tout en lui caressant le dos de la main et le bras.
Cette caresse donna des frissons à la jeune femme, mais, l’alcool faisant son office, elle se sentait bien incapable de la suivre dans une nouvelle cavalcade…
– Allez donc, si vous me revenez, murmura-t-elle. Vous me menez la vie dure, et il est vrai que je ne puis vous suivre. Je vous promets de me rattraper. Filez avant que les musiciens ne soient couchés.
Un baiser volé, une caresse rapide sur la joue, et voilà que la jeune fille regardait sa maîtresse s’éloigner et se perdre au milieu de la foule. Du bout de ses doigts las, Flora saisit son verre d’absinthe, mais l’odeur l’écoeura. Débutante dans l’art de boire, elle était capable de dire qu’elle préférait les flûtes de
bulles jaunes à l’ensorcellement de la fée verte.
Juliana se faufilait entre les danseurs afin d’atteindre le plus rapidement son objectif et le prendre par surprise. Plus de doute, c’était bien lui : un homme au visage émacié avec des lunettes rondes et une petite moustache. Il était dans son costume bordeaux, son gibus noir vissé sur la tête. Elle n’était plus qu’à quelques pas de lui, et il ne l’avait toujours pas remarquée. Lui regardait la piste tandis qu’elle
s’apprêtait à le harponner sur le côté sans cesser de fixer son profil.
– M’accorderez-vous cette danse ? glissa Juliana dans un murmure autoritaire au creux de l’oreille de son chasseur, après s’être enroulée autour de son bras.
Le bonhomme fit un bond. Il n’eut pas le temps de prononcer le moindre mot qu’il fut entraîné au milieu des autres danseurs.
– C’est bien la première fois que l’on me fait une telle invitation ! Que me vaut cet honneur ? entama l’homme, tout en tentant de suivre les pas irlandais.
– Pas la peine de feindre la surprise ! Vous me suivez depuis le début de la journée, répondit sa partenaire, le plus calmement du monde.
– Vous suivre ? Alors que nous n’avons même pas été présentés ! C’est tout de même un peu cocasse comme situation ! Vous ne trouvez pas ?
– Sur la terrasse du café de la place du Tertre, au magasin de peinture, dans le parc aux pieds de la Grande Roue, et à présent ici…
Leur discussion était un échange de phrases glissées durant les rondes ou les parties en couple d’une danse en perpétuel mouvement… Une manière élégante de faire confidence, sans pour autant être entendu.
– Je reconnais m’être trouvé aux endroits mentionnés, aujourd’hui. Mais vous devez faire erreur sur la personne.
– Que me voulez-vous donc, à la fin ? commença à s’impatienter la danseuse.
– Je vous le répète, je ne vous connais pas. Mais je me présente : Augustin Lenoir. Et vous ?
– Juliana Jansen. À présent que nous sommes officiellement présentés, vous allez me dire pourquoi vous me suivez.
– Au risque de vous froisser, vous n’êtes pas le genre de femme qui fait chavirer mon coeur.
– Alors si ce n’est pas moi que vous talonnez de la sorte, qui ? Flora ?
– Grand Dieu, je suis démasqué ! Oui, j’avoue tout… Flora me plaît beaucoup. Mais après l’épisode de la Roue, je me suis fait à la raison de ne plus la revoir. Et vous retrouver ici n’est que pur hasard, mais également une opportunité pour moi. Vous êtes l’une de ses amies proches ?
Les instruments se turent et des applaudissements s’élevèrent. Juliana quitta la ronde aussitôt et se fraya un chemin à travers les gens en direction de la sortie. Elle fut agrippée par le bras. Elle se retourna promptement. Augustin découvrit un visage empli d’une colère noire.
– Lâchez-moi immédiatement ou je hurle et je fais un scandale !
Au même instant, un cri de femme résonna dans toute la salle de bal. Le public se fendit en deux pour laisser passer une dizaine de femmes vêtues de robes richement garnies de volants et de frous-frous courant en direction de la scène. Les percussions de l’orchestre donnèrent le rythme. C’était l’heure
de l’attraction de la soirée : le Cancan ! »

© Lune-Écarlate Éditions, 2018

 

Interview du 15/01/2018

 

 

Bonjour Greg,

Bonjour Anne. C’est toujours un plaisir de répondre à vos questions 🙂 .

En guise de préambule, peux-tu nous jurer sur l’honneur de dire la vérité dans cette interview ou comptes-tu une fois de plus nous mener tête baissée sur une fausse piste ?

Jurer, c’est pour la religion et le tribunal… Je ne suis ni croyant ni accusé, enfin d’après ce que m’a dit mon avocat lors de sa dernière visite au parloir (Rires).

Pour ce qui est de mentir, ma pauvre mère m’a toujours appris à ne jamais le faire. Mentir, c’est mal ! Mais, la vie m’a enseigné qu’il existait plusieurs vérités, alors maintenant, dire que je vais vous donner celle que vous voulez entendre, ce n’est pas gagné… Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Avec quatre textes parus chez Lune-Écarlate et Amarante Éditions en 2017 (ndlr : Poupées de Cire, épisodes 1 et 2, Aujourd’hui, j’ai eu six ans et Premières fois), on peut dire que tu as eu une année trépidante pour une « jeune » plume. Quel est ton retour sur cette année plutôt spéciale ?

Un trop plein de sentiments opposés… Oui, j’avoue, c’est assez paradoxal comme réponse.

Si, pour vous, l’année débute en septembre, oui, l’année a été très riche ! Même si le travail a débuté en avril avec l’acceptation par Lune Écarlate de la série et des deux nouvelles, la naissance n’a été célébrée qu’en septembre. Cependant, Aujourd’hui, j’ai eu 6 ans et  Poupées de Cire 1 et 2 avaient déjà vécu une première émancipation lors d’une autoédition sur une plateforme de vente de livres bien connue (tchut tchut… pas de marque).

Après, en ce qui concerne des choses ressenties, d’abord une certaine satisfaction personnelle, un accomplissement de soi-même d’avoir pu mener un projet à son terme et peut-être une forme de reconnaissance également. Mais je ne suis pas du genre à me vautrer sur mes lauriers et jouir de cette réussite, je suis un éternel anxieux et perfectionniste, qui court toujours après le temps. Aujourd’hui, je me bats contre la montre pour rendre ma copie de chaque nouvel épisode à l’heure, je travaille à flux tendu ! Avec le constant sentiment de culpabilité de ne pas être suffisamment productif. Dans mon malheur, j’ai un peu de chance… En ce moment, je n’ai pas d’emploi fixe ; je passe donc la quasi-totalité de mes journées sur mes Poupées. Je suis un coureur de fond que je dois flageller afin de sprinter, la procrastination est ma pire ennemie.

Poupées de cire paraît par épisode, à raison d’un tous les deux mois depuis septembre 2017 et rencontre un accueil plutôt chaleureux, si l’on en croit les critiques et commentaires qui fleurissent sur la toile. Néanmoins, c’est un travail de longue haleine qui requiert pas mal d’organisation et qui implique une régularité de métronome, en sus de toutes les recherches que tu mènes pour te documenter. Pas de syndrome de la page blanche ? Quel est ton secret ?

Oui et d’ailleurs, j’en suis le premier étonné. Et je tiens à remercier toutes les personnes qui ont lu, critiqué, chroniqué mes écrits… Y en a même qui les auraient achetés  ! (Rires) Dans tous les cas, je vous dis merci d’avoir perdu un peu de votre temps en ma compagnie, j’en suis flatté.

Pour ce qui est du travail de longue haleine, je vous le confirme ! Initialement, PDC était prévu pour être un roman, et je me suis dit, à l’époque, qu’il serait plus simple de l’adapter en série, cela me demanderait moins de travail… autrement dit, d’avoir un peu plus de temps pour souffler… QUELLE MONUMENTALE ERREUR !!! Une série requiert deux à trois fois plus de travail qu’un « simple » roman ! Mais, pour répondre à votre question, oui, cela demande une sacrée dose d’organisation. Ceci dit, cela ne me dérange pas le moindre du monde, je suis un pratiquant de la méthode flocons de neige et quelqu’un que de très procédurier. Toutefois, le projet a un certain nombre d’années d’existence derrière lui et a connu plusieurs remises en question et subi divers réaménagements du plan. Ce dernier n’est d’ailleurs pas à l’abri de quelques modifications de dernière minute afin de répondre aux besoin soit du format ou du contenu historique.

Ma manière de m’organiser, vous vous en doutez, demande un temps monstre, j’y travaille quasiment jour et nuit vingt-six heures par jour, huit jours par semaine. Non… sérieusement, avant d’écrire la moindre ligne, tout un plan détaillé a été rédigé, précédé par un mind-mapper bien charpenté. Le grand dieu « Yapluka » ne prend les commandes de la rédaction qu’à partir de ce moment… Juste avant l’écriture de certaines scènes, je me documente pour être au plus près de la réalité et, ainsi, savamment la contourner par moment… Si l’on veut tricher sans se faire prendre, il faut connaître toutes les règles du jeu avant ! Mais j’avoue que pour l’écriture de PDC-3, je me suis énormément documenté sur des ouvrages d’époque, pour la plupart publicitaires, ainsi que les Guides du Routard de l’époque. Le site Gallica, qui est le portail numérique de la Bibliothèque Nationale de France, mais également mon moteur de recherches favori ont été mes meilleurs alliés durant l’écriture de cet épisode (attention spoil : et également pour PDC-4), autant que la bibliothèque du Havre, qui a un catalogue très riche.

Pour ce qui est du syndrome de la page blanche, j’ai tout fait en amont pour ne pas le subir. Néanmoins, je n’ai pas été à l’abri d’une information impossible à trouver pendant plusieurs heures ou ne pas réussir à tourner la moindre phrase, alors que toutes les idées étaient là sur le bout du crayon… Dans ces moments, je me sens comme un tétraplégique du stylo.

Anne, vous voulez vraiment avoir mon secret ? Si je vous le dis, je vais être obligé de vous descendre juste après… (Rires) Non, je n’ai pas de secret en particulier, je suis simplement méthodique, passionné et… je possède une case vide dans le fond du ciboulot qui me permet de faire le ménage de temps en temps.

Dans notre précédent entretien, tu parlais de projets littéraires aussi nombreux que variés. As-tu quelque peu avancé ou avances-tu uniquement focalisé sur Poupées de Cire ?

J’avoue, je ne peux m’empêcher de penser aux projets « après Poupées », mais je ne note rien… ou quasiment rien. Je stocke tout dans ma sale caboche. Les meilleures idées continuent de mûrir et les moins bonnes sont oubliées ou reviennent plus tard. Elles hibernent en quelque sorte. Il y a une sorte de sélection naturelle afin que je puisse me concentrer sur PDC.

Cependant, j’avoue avoir commis un écart qui pourrait cependant s’avérer payant. Seul le futur nous le dira. Pour le moment, c’en est qu’au stade d’expérimentation… Allez, je vais être sympa avec vous, je vais vous en lâcher un bout… Je travaille avec un chanteur sur l’écriture des paroles du prochain album de son groupe. On ne va pas s’emballer, pour le moment, nous n’en sommes qu’au premier texte, même si plusieurs idées germent au fond de mon crâne. C’est tout, vous n’en saurez pas davantage. Question suivante, s’il vous plaît…

Les trois premiers épisodes de Poupées de cire ont en quelque sorte planté le décor. Qui, finalement, est le protagoniste de ton histoire ? Ou, sans détour, à quelle sauce vas-tu nous manger, nous, tes lecteurs ? Un peu d’exclu, Greg, nous salivons tous…

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, ma chère Anne. Seuls les deux premiers épisodes servent à planter le décor – d’ailleurs, avec le recul, je me dis qu’ils auraient dû être fusionnés dès le début. Si on parle d’un point de vue technique, nous avons une situation initiale, pour le/les héros ou le/les « gentil(s )», comme vous voulez, et un élément perturbateur pour chacun d’entre eux. La suite fait partie du développement ou des péripéties de l’intrigue. Par contre, je suis parfaitement d’accord : le lecteur a peut-être le sentiment d’être toujours dans la phase de découverte, car le récit est riche en descriptions, mais il n’en est rien. Il faut qu’il garde à l’esprit que PDC est une intrigue d’ambiance, le mystère peut se cacher dans la moindre phrase, le moindre mot, une balade en barque sur les bords de la Seine, même si y en a toujours qui en revienne pas d’la balade en barque. Cette série n’a rien des textes à rebondissements fulgurants à coups d’explosions et de course-poursuites. Les lecteurs qui commencent à me connaître savent que je ne fonctionne pas ainsi et que mes rebondissements sont de l’ordre de l’invisible… de l’émotionnel, je dirais. Avec un certain plaisir, je me laisse à imaginer le lecteur qui relit l’histoire pour la seconde fois, par exemple le passage de la version électronique vers la version papier qui paraîtra en intégral à Noël prochain (ndlr : décembre 2018), et qui se dit : « Quel enfoiré, ce Greg, il nous a tout dit dès le début ! » ou, peut-être, qui approfondira la complexité de certains personnages.

Qui sont les protagonistes, les antagonistes ? Je ne pense pas qu’ils soient réellement définis au sens propre, car chaque personnage a sa propre vie, ses propres enjeux et ses propres désirs. Je pense que c’est simplement mon style de mener mon intrigue ainsi, de manière à ce que le lecteur soit le spectateur et le témoin d’un instant d’existence de plusieurs personnages que la vie a rapprochés à un certain moment. Même si, bien évidemment, j’ai une préférence pour certains dont je tairai le nom pour la sécurité de leur couverture, il est tout à fait possible de s’accrocher à chaque personnage. Rien de ne vous empêche d’avoir un petit béguin pour Justin le maladroit, Jacques le ténébreux ou Alphonse l’excentrique inspecteur en chef ; ils ont chacun leurs secrets qui seront dévoilés au fur et à mesure des épisodes.

Une exclu ? Si je vous dis qu’ils se marièrent et vécurent heureux, vous allez me demander si je me moque un petit peu de vous… et je vous répondrai avec un sourire narquois : oui ! Bon, soyons bon joueur (quoique…), je vais vous offrir un spoil, profitez-en bien, vous n’en aurez pas d’autre : la brigade au complet ne sortira pas indemne de cette enquête, deux d’entre eux quitteront l’équipe… Vivants, morts ou condamnés ? Mince, j’ai un trou de mémoire subit…

As-tu dit la vérité, toute la vérité et rien que la vérité dans les lignes qui précèdent ?

Non, j’ai menti une fois… J’ai toute ma tête.

 

Merci d’avoir consacré du temps à nos lecteurs, Greg.

De rien, Anne, c’est toujours une joie de pouvoir se livrer aux gens qui contribuent à concrétiser nos rêves en les plongeant dans les nôtres.

 

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