Lune-Écarlate enchaîne les sorties en ce début d’été. Après le recueil de nouvelles « Sortilèges & Maléfices », nous vous proposons une incursion en fantasy avec ces splendides Contes de la forêt des Cendres.

Quatrième de couverture :

Les soirs de veillée, quand les lunes apparaissent, on se raconte bien des histoires, aux abords de forêt de Cendres. Des récits de secrets perdus, de temples oubliés et de fuites sous les étoiles. Des légendes qui parlent de ses habitants cachés de la forêt, de l’obscurité des bois, de la profondeur des lacs et de mystères qu’on n’entrevoit qu’en songes. Des histoires qui parlent du bosquet d’à côté ou de voyages à travers le vaste monde qui s’étend à l’ombre des Piliers du Ciel.

Joignez-vous à nous et laissez-vous enchanter par ces contes de la forêt de Cendres.

Versions disponibles :
e-pub : 2,49 €
broché : 15,00 €

Pour l’occasion, nous avons interviewé l’auteur. Nous vous offrons ici l’occasion de partager un brin de ses univers :

Bonjour Nym, et merci de te plier au jeu des questions-réponses.

Salut Anne, avec plaisir.

À la ville, on te connaît comme spécialiste du petit peuple de l’herbe. En littérature, tu parcours les histoires du petit peuple des nains, elfes, magiciens, sorciers et preux chevaliers. Comment passe-t-on de l’un à l’autre et comment en es-tu venu à l’écriture ?

En fait je ne pense pas être passé de l’un à l’autre à un moment particulier, car les deux m’ont toujours fasciné, aussi loin que je me rappelle. Alors disons que je passe la frontière à peu près tous les jours… dans une même minute parfois. C’est devenu normal et ne pose aucun problème. L’une des passions est devenue professionnelle, et l’autre est restée un ensemble de « hobbies » artistiques, que je décline à travers l’écriture, les jeux de rôle et des essais maladroits en peinture, dessin et sculpture. Au fond, si l’on met de côté les aspects pratiques comme la réalité et les méthodes d’investigation, tout cela parle toujours un peu de la même chose : ces petits peuples, proches et pourtant éloignés, familiers, mais qu’on connait si peu. La différence est surtout dans le ton et les outils avec lesquels on les observe : celui de l’herbe, le concret, le réel, qu’on étudie avec des appareils et des méthodes sophistiqués, et l’autre, que l’on regarde surtout avec ses yeux intérieurs, quand on pose enfin son téléphone pour regarder défiler le paysage ou qu’on déambule dans une ville inconnue juste pour sentir les lieux.

 

Quel genre de petit garçon étais-tu ? Je t’imagine à quatre pattes dans l’herbe, une loupe à la main ou à chercher en forêt les traces de fées et autres lutins.

 

Très sage, silencieux et toujours occupé par ses choses à lui. Ça n’a pas beaucoup changé, je pense, car je n’ai pas beaucoup grandi. J’étais plus souvent une loupe à la main à chercher insectes, orvets et lézards qu’intéressé par fées et lutins, pas très présents dans mon enfance, ou bien pas de manière consciente.

 

Quels sont tes auteurs favoris et pour quelles raisons ?

 

J’aime beaucoup d’auteurs très différents, et mes favoris sont souvent les derniers lus, mais j’ai grandi avec Robert E Howard, Stephen King, Tolkien et HP Lovecraft. Pendant longtemps, j’aurais répondu immédiatement que mes préférés étaient Margaret Weis et Tracy Hickman pour leurs univers proches des miens, mais ensuite sont venus Robin Hobb, Terry Brooks, Glen Cook, Pierre Pevel, Jack Vance, et surtout l’immense Georges RR Martin, que j’idolâtre aussi bien pour ses œuvres à présent (trop…) connues que pour tout le reste (j’avais tout lu de lui bien avant la célèbre série). Ah, et je suis depuis quelques années un fervent « lecteur » de livres audio, qui m’ont permis de relire beaucoup d’œuvres de Dumas et de découvrir l’immense Ken Follet et une dizaine d’autres.

 

Si tu devais rédiger toi-même ta notice au dictionnaire, qu’écrirais-tu ? T. Nym Robillard… Je relève les copies dans trois minutes.

Il y a encore des noms propres dans le dictionnaire ? En toute modestie, je préfère laisser quelqu’un d’autre s’en charger si je le mérite un jour, mais c’est une autre histoire, et j’en ai de meilleures à raconter.

 

Comment saute-t-on le pas d’envoyer son manuscrit à un éditeur ?

A partir du moment où l’on  a compris qu’on n’écrivait pas seulement pour soi, l’éditeur devient indispensable. Mais j’ai longtemps cru (et je ne devrais pas le dire, mais je le pense encore) que ce que j’écris n’intéressera que moi. Cependant, à force de me frotter à l’édition scientifique, j’ai commencé à me dire que… pourquoi pas ? J’ai donc commencé par répondre à de (plutôt rares) appels à textes, mais je ne t’apprendrai rien en te disant que c’est très difficile de recevoir une réponse, même négative de la part des éditeurs. C’est l’éditeur ActuSf, en 2009, qui a publié ma première nouvelle, dans un recueil de fantasy urbaine (Fées dans la ville). Avoir un texte adossé à une nouvelle du maître Jack Vance m’a donné confiance, et m’a amené à envoyer des textes à d’autres éditeurs, à d’autres appels à textes, mais sans succès, jusqu’à ce que Lune Ecarlate s’arrête sur une des nouvelles des Contes et me demande si j’avais plus en réserve.

 

Pourquoi avoir choisi Lune-Écarlate, une jeune maison d’édition, qui plus est, principalement numérique ?

Choisi ? Un auteur débutant ne choisit pas vraiment, on est d’accord ? Pour ma part, je considère que c’est Lune Ecarlate qui m’a choisi, car c’est bien le seul éditeur qui m’ait donné l’opportunité de publier un recueil à moi tout seul. Je pense que j’ai également été séduit par la possibilité de publication à la fois en numérique et en version papier. Le numérique seul est super, il faut vivre avec son temps, mais pour un auteur de ma génération, l’objet livre reste la consécration.

 

Les Contes de la forêt de Cendres sont en fait ton premier ouvrage publié. Encaches-tu d’autres sous ton chapeau ? Et surtout, y aura-t-il d’autres volumes de contes ?

D’autres volumes, oui très volontiers, j’ai déjà deux novella qui pourraient donner un très bon volume 2 prochainement.

 

Quelles sont tes petites manies quand tu écris ?

Rien de bien particulier, j’imagine. Je m’isole pour commencer et j’écoute en général une musique appropriée au récit, puis je me force à me mettre au travail, même lorsque je n’en ai que vaguement envie. Bon en fait, si, j’aime bien écrire dans les trains, sans sollicitation et quand on sait que le temps est limité (une heure de trajet passe si vite alors). J’aime aussi écrire dans mon jardin face aux hautes herbes, ou dans une pièce qui sent la bougie. Porter des chapeaux, une cape, voire en costume d’halloween m’aident aussi à m’immerger dans le récit. La seule vrai règle pour que j’écrive est en fait de ne pas vraiment en avoir.

 

Si tu avais été une créature de légende ou un personnage célèbre, qui aurais-tu aimé être et pourquoi ?

Un personnage célèbre, je dirais (en toute modestie) Léonard de Vinci, car ce type était juste un génie complet. Un créature de légende ? Un farfadet ou un lutin grincheux (presque pour de faux).

 

Si tu devais t’identifier à l’un de tes personnages des Contes,quel serait-il et pour quelles raisons ?

Tous ces mages qui se baladent dans la forêt, un chapeau sur la tête, j’imagine que c’est un peu là que je me projette. Celui de « Lyath ne viendra pas », entouré de ses créatures de cauchemar auxquelles il est tellement attaché, je pense que c’est celui dont je suis le plus proche (mais je n’ai pas de petite caisse chez moi…).

 

 

Quels sont tes projets d’écriture en cours et à venir ?

J’ai toujours un premier roman sous le coude, à remanier, réécrire etc, qui se déroule dans le même univers « générique » que les Contes. Mais je travaille surtout sur  un roman « de cape et d’épées » plutôt long, qui s’étoffe de semaine en semaine, lorsque la science me laisse un peu de répit.

 

Si tu devais convaincre les potentiels lecteurs de tes Contes en une seule phrase, quelle serait-elle ?

D’accord… Je dirais que ce sont « simplement » quelques histoires comme j’aimerais en lire à chaque fois que j’ouvre un recueil de nouvelles, sombres et lumineuses, grises et colorées, un peu tristes, et un peu joyeuses, mais pas trop.

 

Merci d’avoir consacré du temps à nos lecteurs, Nym. À très bientôt.

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